Essais
Capitalisme et christianisme, 2000 ans d’une tumultueuse histoire
Bourin éditeur, 2009.
Né dans les années 80, l’hypercapitalisme s’écroule sous nos yeux. Enrichissant les riches et ne laissant aux pauvres que les miettes du festin, il fonctionnait sur un espoir d’hyperconsommation des classes moyennes. La vie à crédit devait financer la bulle. Le crack de 2008, brusque retour à la réalité, a brisé ce rêve. Il n’est pourtant pas inévitable que la « Civilisation du capitalisme » se termine dans le chaos.
Cette civilisation a une histoire. Née du rêve d’égalité des citoyens d’Athènes, elle fusionne avec le christiannisme et apparaît concrètement dans les monastères au moyen âge. Ces World Companies seront les premières sociétés de production capitalistes. Au XIIIe siècle, les ordres mendiants nés avec les villes en pleine expansion, seront les premiers théoriciens de l’économie moderne, réfléchissant à la manière de mettre la richesse au service du bien commun. La révolution industrielle portée par l’ « esprit du capitalisme » de la Réforme, la liberté d’entreprendre et les Lumières poursuivra cet élan. L’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité chrétienne est donc fondateur de la Civilisation du capitalisme. Sans le judéo-christianisme ces valeurs n’existeraient pas.
A la lumière de cette histoire, la cupidité et le cynisme n’ont rien à voir avec le capitalisme. Ils n’en sont que la perversion. Si nous voulons sauver la démocratie et réinventer un capitalisme à visage humain, nous devons donc répondre à une seule question : « A quoi croyons nous ? ». La fraternité ou l’argent ?
Premier chapitre en feuilletage sur Calaméo
Jésus, le rabbin qui aimait les femmes
Bourin éditeur- 2008
Sur les pas de Jésus, Didier Long nous entraîne dans une enquête aux sources spirituelles de notre mémoire : la révélation juive et l’importance de la femme dans le message de Jésus.
Deux non-dits, deux origines refoulées qui fondent nos valeurs : la monogamie, l’égalité de l’homme et de la femme, l’égalité sociale, les droits de l’homme…
Dans le monde juif et gréco-romain du premier siècle, la vie est surtout une affaire d’hommes. En Palestine en particulier, la femme, régulièrement considérée comme impure, est source de péchés. Pourtant, au grand scandale de ses contemporains, Jésus est suivi sur les routes poussiéreuses de Galilée par un petit groupe hétéroclite composé d’hommes et de femmes. Il vit avec elles, leur enseigne la Torah et en fait ses disciples. Les femmes, dont Marie-Madeleine, qui est la plus proche de lui, l’accompagneront jusqu’à la croix, puis au tombeau, alors que les hommes le trahissent et s’enfuient.
Qui était vraiment Jésus, et ces femmes, qui sont-elles ? Quelle est la nature des relations entre elles et ce « rabbi » de Nazareth ? Didier Long a enquêté sur ce mystère et montre que, sans ces femmes, le message de Jésus aurait tout simplement disparu, enfoui sous la poussière de l’histoire. Sans elles, nous aurions perdu notre mémoire.

Manuel de survie spirituelle dans la globalisation
Salvator – forum 2007
France Info « Le livre du jour »de Philippe Vallet
Savoir que nous sommes tous embarqués sur une planète où nous dépendons les uns des autres jusque dans notre propre survie modifie irréversiblement le chemin que chacun emprunte dans sa quête du bonheur. La globalisation sera-t-elle une nouvelle Babel ou une Pentecôte des nations ? Une guerre des civilisations et des dieux ou une rencontre dans laquelle chacun écoutera l’autre parler sa propre langue ? Comment travailler, éduquer ses enfants, aimer, être fidèle en amitié, être ému devant la beauté ? Si une morale, c’est-à-dire un art du bonheur, est encore possible, ses règles sont sans aucun doute complètement nouvelles. L’auteur veut retracer, dans ce » manuel de survie spirituelle « , le chemin pour être heureux dans la civilisation globale qui jaillit sous nos yeux.
>>> Ecouter le Pocast du « CHOIX DES LIBRAIRES » sa
Pourquoi nous sommes chrétiens
Le Cherche Midi -Oh editions 2006
FRANCE INFO « Le Livre du jour » de Philippe Vallet
Pour celui qui, tel Didier Long, a passé dix ans au sein d’un monastère, c’est une évidence : l’absence d’empathie et de tendresse, le cynisme banalisé, les paroles politiques creuses, nos destins qui nous échappent dans un monde de plus en plus régi par des lois économiques d’airain, la survie individuelle pour toute morale, notre espoir qui se vide ; peu à peu, l’ » ère de rien » remplit nos vies. Les religions remontent de manière fracassante sur la scène
mondiale. Elles proposent de remplir ce vide. Mais ce retour massif se manifeste de plus en plus souvent par de vieux spectres plus qu’inquiétants, des meurtres et des guerres. De quel sacré parle-t-on ? En ce début de siècle, nous avons l’impression que notre société occidentale arrive à la fin d’un cycle et nous peinons à imaginer un avenir ensemble. Vivons-nous les derniers instants de cette civilisation qui, de Jérusalem à Rome en passant par Athènes, inventa la fraternité universelle des
humains ? Ou entrons-nous dans une ère nouvelle ?
Jusque-là, nous étions chrétiens. Le sommes-nous encore ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles répond Didier Long dans cet essai passionnant, nourri de sa propre expérience, qui se veut également la recherche d’une nouvelle morale, c’est-à-dire d’un nouvel art du bonheur.
Idée@jour
Merci Didier de nous avoir fait partager votre connaissance et votre conviction dans « Jésus, le rabbin qui aimait les femmes ». Ce livre passionnant, plein de modernité, met à jour et remet même parfois en question à merveille et pour le plus grand bien spirituel, tout ce que nous laissions mûrir en nous de notre foi enfantine. Ces pages sont lumineuses d’intelligence et de compréhension biblique pour des Textes connus et que nous ressentons tous comme tapis mystérieusement au plus profond de notre être, mais que nous avons beaucoup trop oubliés. Ils sont pourtant comme vous le dîtes si bien, fondateurs de notre existence réelle auprès de Dieu, et donc des autres. Dans le chapitre que vous ne nous obligez pas à lire, vous nous faîtes vivre concrètement cette intimité entre vous et cette « Expérience » biblique, et cela nous donne envie de connaître nous aussi par la relecture de la Bible, cette « divine caresse ». Merci Didier.
Evidemment, par capitalisme je désignais le système économique libéral, qui s’est imposé au XIXe siècle. Si vous entendez le capitalisme au sens de Chesterton, comme étant « la religion de la petite propriété », alors évidemment il n’y a plus de problème. Simplement, dans ce cas le capitalisme cesse d’être une invention spécifiquement européenne : On trouve divers témoignages depuis l’Antiquité, dans et hors d’Europe, d’activités marchandes particulièrement structurées, mais qui n’ont pas abouti à ce qu’on appelle communément la société capitaliste ou libérale.
C’est vrai, je n’ai pas lu votre livre. Par contre je vous ai écouté sur Canal Académie, où vous exprimiez vos convictions libérales, et votre désir de réconcilier celles-ci avec la foi chrétienne. De plus j’ai lu sur votre site la présentation qui est faite de votre livre, ainsi que son premier chapitre. Vous y parlez bel et bien de « civilisation capitaliste », donc de civilisation libérale. Aussi je trouvais contestable que vous citiez Chesterton, écrivain antilibéral s’il en est mais favorable à une redistribution plus large de la propriété.
Comme vous le savez Chesterton ne condamnait pas le capitalisme, il écrit « “Trop de capitalisme” ne signifie pas trop de capitalistes, mais pas assez », et Chesterton oppose au capitalisme « la religion de la petite propriété » et le distributisme : il s’agit de rendre les familles et les hommes vraiment libres en leur donnant à tous la propriété privée des moyens de production. Lisez ce livre et vous verrez que je ne me situe pas dans une apologie béate du capitalisme. Cordialement. DL