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Fréquence Protestante « Parcours sociologique »
Philippe Arondel recevait Didier Long ce samedi 09 janvier pour son livre Capitalisme et Christianisme, 2000 ans d’une tumultueuse histoire, de 17h15 à 18h
La grande illusion: n’attendons pas du capitalisme qu’il se moralise de lui-même
Réconcilier vertu et économie, amener les mécanismes financiers à davantage de transparence et moins de cupidité… La perspective est tentante. Mais peut-on réellement croire en la capacité de la crise à moraliser le système capitaliste de l’intérieur ? Un article de Caroline Castets dans le Nouvel Economiste.
Capitalisme et christianisme, discussion avec Thierry Crouzet
Nous nous sommes rencontrés avec les blogueurs Thierry Crouzet (qu’on ne présente plus dans la blogosphére!)du blog « le peuple des connecteurs« , Isabelle et phyrezo ce samedi dans un café à Montparnasse pour partager autour des idées développées dans « Capitalisme et christianisme »
Voici quelques uns des thèmes débattus avec passion !
Avant-première : feuilletez « Capitalisme et christianisme » sur Calaméo
L’hypercapitalisme né dans les années 80 s’écroule sous nos yeux. Enrichissant les riches et ne laissant aux plus pauvres que les miettes du festin il fonctionnait sur un espoir d’hyperconsommation des classes moyennes, à l’infini. La vie à crédit, devait financer la bulle. Le crack du crédit en 2008, brusque retour à la réalité, a brisé ce rêve.
Il n’est pourtant pas inévitable que la « Civilisation du capitalisme » se termine dans le chaos. Car cette civilisation, née du rêve d’égalité des citoyens d’Athènes que les stoïciens vont étendre à l’humanité tout entière, va fusionner avec l’utopie fraternelle juive et apparaître concrètement dans les monastères au moyen âge. Ces premières ‘World companies’ seront les premières sociétés de production capitalistes, des pauvres volontaires partageant la richesse de manière égalitaire. Au XIIIe siècle, les ordres mendiants nés avec les villes en pleine expansion, épouseront à leur tour ‘dame pauvreté’. Ils seront les premiers théoriciens de l’économie moderne, réfléchissant à la manière de mettre la richesse au service du bien commun. Contrairement à ce qui est souvent dit, cette période du Xe-XVe siècle voit en occident un accroissement constant de la richesse par habitant sans précédent depuis Rome.
La révolution industrielle portée par l’ « esprit du capitalisme » de la Réforme, la liberté d’entreprendre et les Lumières poursuivra cet élan. L’idéal de liberté, d’égalité et de fraternité chrétienne est donc fondatrice de la Civilisation du capitalisme. Sans le judéo-christianisme ces valeurs n’existeraient pas. La naissance d’une classe moyenne et de corps politiques intermédiaires est le fruit de l’enrichissement généralisé produit par le capitalisme. A la lumière de cette histoire, la cupidité et le cynisme n’ont rien à voir avec la Civilisation du capitalisme. L’hypercapitalisme n’en est que la perversion. Si nous voulons sauver la démocratie et réinventer un capitalisme à visage humain, nous devons donc répondre à une seule question : « A quoi croyons nous ? ». La fraternité ou l’argent ?


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